L'Everest de la fantasy française. 23 personnages, 23 symboles typographiques, et un vent qui veut leur peau.
Accroche-toi, ça souffle
La Horde du Contrevent n’est pas qu’un bon roman de fantasy. C’est une expérience littéraire à part entière, dans laquelle tu marches à travers le livre comme les personnages marchent de l’Aval vers l’Amont.
Vingt-trois personnages, membre de la trente-quatrième Horde, marchent contre le vent, vers l’Extrême-Amont jamais atteint de leur monde. Et chacun a son propre symbole typographique pour marquer ses prises de parole (par exemple : Golgoth a le ꋬ, Sov le ∞, Caracole le ≈). Crois-moi que tu vas souvent consulter la liste des symboles, en tout cas au début.
Le livre est numéroté à rebours et finit à la page 0, accompagnant ce voyage “à contresens”.
Un compte à rebours, des dizaines d’expéditions s’étalant sur des générations pour découvrir les secrets du monde… ça ne te rappelle rien ? Si tu t’es écrié : “Clair-Obscur : Expedition33”, et bien tu as raison : le jeu a été en partie inspiré par ce roman.
Le vent et ses visages multiples
Le vent dans ce roman n’est pas un élément de décor. C’est l’antagoniste principal, la force brute de la nature à laquelle les héros se confrontent. Il existe neuf formes de vent, et seuls six sont connues : la zéfirine, le slamino, le choon, la stèche, le crivetz et le furvent. Les Hordes sont missionnées par l’académie d’Aberlaas pour découvrir les trois dernières.
Prétentieux ou génial ?
Les deux, probablement. Roman philosophique, récit d’aventure, conte un peu perché… ce livre est tout cela.
À lire si tu aimes : Les Furtifs du même auteur, Gagner la Guerre de Jean-Philippe Jaworski, Piranèse de Susanna Clarke