"Mon nom est Kvothe. J’ai volé des princesses aux rois, incendié la ville de Trebon, et j’ai passé la nuit avec Felurian et suis revenu sain et sauf. J’ai été chassé de l’Université à un âge où la plupart n’y sont pas encore admis. J’ai déambulé sur des chemins de plus dont le nombre ferait frémir les pieds d’un aventurier, j’ai parlé aux dieux, aimé des femmes et composé des chants que les ménestrels chantent encore aujourd’hui."
Un début très prenant
J’ai particulièrement apprécié les passages se déroulant à l’université ainsi que ceux consacrés à la famille d’origine du héros. Ces parties sont, à mon sens, parmi les plus réussies du roman : elles permettent de mieux comprendre Kvothe, ses motivations et la construction de son identité. L’univers de l’université, avec ses règles, ses rivalités et son apprentissage, est particulièrement immersif et constitue l’un des grands points forts du livre.
Une dernière partie plus décevante
En revanche, j’ai été beaucoup moins convaincue par l’excursion à Trebon avec Denna dans le dernier quart du roman. J’ai trouvé ça ennuyeux et sans vraie tension malgré la présence d’un put*** de DRAGON. Pour moi, cette partie était ratée, et ça tient beaucoup à la relation mal développée entre Kvothe et Denna, et a la tendance qu’à l’auteur à laisser l’intelligence de Kvothe régler les difficultés trop rapidement.
Un roman prometteur, mais des réserves pour la suite
Malgré ces défauts, le roman contient de très belles qualités. L’univers est riche, plusieurs passages sont vraiment captivants, et le style d’écriture est loin d’être négligeable : il se lit avec plaisir et contribue à l’immersion. Cependant, j’hésite à lire le second tome. Pourquoi ? Car cette histoire a été annoncée comme une trilogie, mais l’auteur n’a rien publié depuis 2011.
À lire si tu aimes : L’Assassin Royal de Robin Hobb, Le Cycle de Terremer d’Ursula K. Le Guin